HISTOIRES DE SEMENCES 

Vendredi 26 juillet 2024

Semaine 4 : Les paraboles

Thème général : L’évangile de Marc

Texte à méditer :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Mt 24:14).


Aujourd’hui, nous poursuivons notre thème de la semaine, les paraboles, en explorant celle de la semence et celle de la graine de moutarde telles que relatées dans Marc 4:26-32.

 

Jésus utilise l'image d'un agriculteur qui sème des graines pour illustrer comment le Royaume de Dieu se développe de manière imperceptible et indépendante des efforts humains, tout comme les plantes poussent et mûrissent sans que l'agriculteur comprenne pleinement le processus. En d’autres termes, le développement spirituel dans le royaume de Dieu est semblable au processus de croissance d’une plante : « La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi » (Mc 4:28). L'enseignement de ce passage est clair : le travail du semeur consiste simplement à répandre la graine, car celle-ci pousse d'elle-même. L'agriculteur n'a pas besoin de comprendre les mécanismes complexes de la germination pour que la semence croisse et donne du fruit. La diffusion de l’Evangile repose sur la foi que le message de Dieu, une fois semé, a le pouvoir de croître et de se multiplier sans que nous ayons à maîtriser ou à contrôler chaque étape de ce processus divin. Notre rôle est de diffuser la Parole et de faire confiance en son pouvoir intrinsèque.

 

Cependant, il arrive que des dizaines de personnes soient baptisées en l'espace d'un mois, mais, un an plus tard, seules une ou deux continuent de fréquenter l'église. Notre autocritique met souvent en lumière un suivi inadéquat. Cela soulève la question suivante : le suivi est-il superflu ? Assurément non. De même que l'on doit entretenir ce que l'on fait pousser en éliminant les mauvaises herbes, il est indispensable d'accompagner les nouveaux convertis dans leur cheminement spirituel pour favoriser leur épanouissement et leur persévérance dans la foi.

 

Pour réussir à cultiver des plantes, il faut savoir ce que l'on peut faire et ce que les plantes font d'elles-mêmes. Planter, désherber, fertiliser et éloigner les parasites, voilà ce que nous savons faire. Mais la croissance est quelque chose que les plantes doivent faire elles-mêmes. La croissance spirituelle est une chose vivante dont Dieu s'occupe. Nous pouvons semer des graines spirituelles et fournir de l'eau et des nutriments, mais après cela, nous avons besoin de patience pour laisser le Saint-Esprit faire son travail.

 

En revanche, si l’on considère un peu plus loin Marc 6:10-11, ce texte souligne un contexte où le message de l'Évangile est d'emblée rejeté. Ici, l'instruction de Jésus est claire : si les paroles ne sont pas écoutées, il convient de se détourner et de poursuivre ailleurs. Ce n'est pas un acte de résignation, mais une reconnaissance de l'autonomie et de la liberté de chacun face à la réception du message divin.

 

Le développement de la plante inclut également la récolte des fruits : « et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là. » (Mc 4:29). Les humains ont un rôle à jouer, mais la véritable croissance est l’œuvre de Dieu. Ce n’est pas un processus sans fin. L’histoire se termine brutalement avec la maturation de la semence. De même, le retour de Christ mettra brusquement un terme à l’histoire de notre monde.

La parabole du grain de sénevé (Mc 4 :30-32) met en lumière comment quelque chose de minuscule peut croître jusqu’à devenir remarquablement grand. Les graines de moutarde mesurent généralement 1 à 2 millimètres de diamètre. La plante évoquée ici est probablement la moutarde noire (Brassica nigra), dont les minuscules graines (on compte plus de 700 graines par gramme) sont extrêmement petites, surtout en comparaison de la plante qu’elles produisent, pouvant atteindre jusqu'à 3 mètres de hauteur. Jésus affirme ainsi que le royaume de Dieu, bien que né de modestes débuts, deviendra grand et impressionnant. À l’époque de Jésus, certains pouvaient mépriser ce prédicateur itinérant de Galilée et son groupe de disciples, mais l’histoire a montré que son royaume de grâce continue de s’étendre à travers le monde.

Les notions suivantes sont implicites dans ces deux paraboles : avant que Christ ne rassemble le peuple pour Son royaume dans la moisson finale à la fin des temps, Il doit d’abord jeter la semence – l’évangile – sur le sol (Mc 4:26). Le royaume de Dieu semble être petit au début, sa semence semble insignifiante. Mais « lorsqu’il a été semé, il monte, devient plus grand que tous les légumes, et pousse de grandes branches » (Mc 4:32).

L’accomplissement du temps dont parle Marc dans son Évangile a commencé lorsque le royaume était arrivé en la personne de Jésus-Christ lors de Sa première venue (« Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle» Marc 1:15). Le Christ incarné est l’essence de l’évangile, la bonne nouvelle. Dans chaque village qui l’accueillait, Jésus allait prêcher au sujet de ce royaume. Il était venu jeter cette semence sur le sol de chaque cœur. Bien que petit au commencement, le royaume deviendra grand à la fin.


Paisible fin de semaine sous le bienveillant regard de l’Éternel !

 

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