LA PIERRE FUT ROULÉE
Mardi 24 septembre 2024
Semaine 13 : Le Seigneur ressuscité
Thème
général : L’évangile de Marc
Texte à méditer : "Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l'entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée" (Marc 16 :3-4).
Il ne semble guère y avoir de doutes
quant à l'existence historique d'un homme nommé Jésus. Toutefois, la véritable
question est de savoir s’il était réellement le Messie et s’il est
effectivement ressuscité. Comment pouvons-nous être certains que
Jésus est véritablement mort, et qu’Il n’a pas simplement feint sa propre mort
pour ensuite donner l’illusion d’une résurrection ? Si, en effet, Il est mort,
comment savoir que ses disciples n’ont pas dérobé son corps du tombeau afin de
faire croire à sa résurrection ? Examinons de plus près ces hypothèses.
1. Récits de la résurrection dans les
Évangiles et 1 Corinthiens 15:1-8 :
Les récits
de la résurrection de Jésus, bien qu'écrits sous différents angles dans les
Évangiles, convergent autour de quatre notions fondamentales : la mort,
l'ensevelissement, la résurrection et les apparitions. Dans Marc, la
mort et l’ensevelissement de Jésus sont relatés au chapitre 15, tandis que la
résurrection et les apparitions sont abordées au chapitre 16, avec une mention
particulière de la rencontre en Galilée (voir Jn 21).
2. Raisonnement théologique et
justification rationnelle de la résurrection :
Certains
trouvent incroyable que les chrétiens croient en un Seigneur ressuscité. Mais
les preuves de Sa résurrection sont substantielles et conformes à la raison. La
résurrection de Jésus, bien que surnaturelle, repose sur une base raisonnable pour ceux qui croient en Dieu comme
Créateur (voir Gn 1 et 2). Celui qui a créé l'univers et la vie possède
également le pouvoir, s’Il le voulait, de ressusciter Jésus.
Cette capacité divine ne rend pas la résurrection inévitable mais plausible.
3. Le tombeau vide et la preuve
historique :
Le fait que
le tombeau de Jésus soit vide est largement accepté, même par certains
historiens athées. L’existence du corps de Jésus dans le tombeau aurait
immédiatement discrédité toute affirmation de résurrection. L’hypothèse selon
laquelle les disciples auraient volé le corps semble incohérente : il aurait
été impossible pour eux de passer inaperçus devant les gardes, et aucun d'entre
eux n'a été accusé de ce vol. Par ailleurs, de nombreux témoins, y compris des
sceptiques initiaux et ennemis très farouches des chrétiens comme Paul, ont
affirmé avoir vu Jésus ressuscité.
Il est rapporté que certains gardes
allèrent en ville et informèrent les principaux sacrificateurs de tout ce qui
s’était passé. Après avoir consulté les anciens, ceux-ci donnèrent une
importante somme d’argent aux soldats en leur disant : « Dites que ses disciples sont venus de nuit
et ont dérobé son corps pendant que vous dormiez. Si cette affaire
parvient aux oreilles du gouverneur, nous le persuaderons et vous protégerons
». Les gardes acceptèrent l’argent et diffusèrent cette version, laquelle est
encore propagée parmi les Juifs jusqu'à ce jour (Matthieu 28:11-15).
Toutefois, cette explication est peu
plausible. Comment les soldats peuvent-ils affirmer ce qui s’est passé pendant
qu’ils dormaient ? S'ils dormaient,
comment pouvaient-ils savoir que ce furent les disciples qui volèrent le corps
? Aucun tribunal n'accepterait un tel témoignage. Leur propre
déclaration, selon laquelle « ils dormaient », prouve qu’ils n’ont rien vu.
De plus, les
disciples eux-mêmes eurent du mal à croire à la résurrection. S’ils
avaient mis en scène cette histoire, ils se seraient réjouis dès le début, au
lieu d’être dans la confusion et l’étonnement. Si les prêtres croyaient
vraiment que les disciples avaient volé le corps, pourquoi n’ont-ils jamais été accusés ni même inculpés
pour ce vol ? Ils furent arrêtés plus tard pour avoir prêché la
résurrection, mais jamais pour avoir dérobé un corps.
Il semble également improbable que
les gardes se soient endormis, car cela constituait une infraction
grave, passible de la peine de mort. Si les autorités avaient réellement
cru que les gardes s’étaient assoupis, ces derniers auraient été exécutés, ce
qui ne fut pas le cas. Au lieu de cela, ils reçurent de l’argent pour taire
l’incident.
4. Les théories du complot et la
désinformation :
Face à des
mystères comme la résurrection, des
théories du complot et des spéculations tendent à émerger, alimentant la
confusion et les fausses nouvelles, rendant ainsi difficile la découverte de la vérité. Des
œuvres telles que Da Vinci Code ou L’Énigme sacrée exploitent des
interprétations historiques alternatives de la vie de Jésus, souvent plus
acceptables pour une société sceptique vis-à-vis du surnaturel. Dans un tel
contexte, beaucoup privilégient une explication naturelle, même spéculative, à
une explication surnaturelle. Pour ceux d'entre nous qui croient en la
résurrection, il est facile de rassembler les preuves et de défendre la
résurrection surnaturelle de Jésus à notre satisfaction. Cependant, cela n’a
guère de sens pour nos amis séculiers.
5. La transformation des vies comme
preuve tangible de la résurrection :
Comme déjà
mentionné hier, la transformation des vies de ceux qui ont mis leur foi en
Jésus est un témoignage puissant de la résurrection. Paul, en interrogeant les
croyants sur la présence de Christ dans leur vie, rappelle que la preuve de la
résurrection réside dans cette transformation spirituelle profonde, perceptible
dans l’expérience quotidienne de ceux qui croient. « Son corps faible, humain, est mort sur la croix, mais à
présent, Il vit par la puissante force de Dieu. Nous aussi, nous sommes faibles
dans nos corps, comme Il l’était, mais désormais nous vivons et sommes forts,
tout comme Lui, et nous avons toute la puissance de Dieu pour agir avec vous. Examinez-vous
vous-mêmes. Êtes-vous vraiment chrétiens ? Réussissez-vous l’épreuve ? Sentez-vous la présence et
la puissance de Christ grandir en vous de plus en plus ? Ou faites-vous
semblant d’être chrétiens alors qu’en réalité, vous ne l’êtes pas du tout ?
» (2 Corinthiens 13:4-5).
6. Le témoignage des disciples : Les disciples
auraient-ils accepté de mourir pour un mensonge ?
Le Livre des
Actes (12:2-3) rapporte que le roi Hérode fit mourir Jacques, le frère de Jean,
par l’épée, et voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit également arrêter
Pierre. Les
Écritures témoignent des persécutions subies par les disciples.
Selon ‘le Livre des Martyrs’ de Foxe, tous les disciples, à l'exception de
Jean, furent martyrisés pour avoir prêché le Christ crucifié et ressuscité.
Jean, quant à lui, fut jeté dans de l’huile bouillante. Les disciples,
persécutés et martyrisés, ont maintenu leur témoignage de la résurrection
jusqu'à la mort. Il est peu probable que ces hommes aient été prêts à sacrifier
leur vie pour un mensonge. Leur persévérance, même face à la mort, renforce la
crédibilité de leur témoignage.
Supposons
que les disciples aient inventé l’histoire de la résurrection et qu’ils aient
dérobé le corps pour faire croire à la victoire sur la mort. Combien d'entre
eux seraient prêts à mourir pour un mensonge ? Après les premières
exécutions, ne serait-il pas probable que l’un d’entre eux se manifeste pour
révéler où se trouvait le corps, afin de sauver sa vie ? Quelles sont les
chances que tous ceux impliqués dans une telle conspiration acceptent de mourir
pour un mensonge ? Il apparaît clairement que ces hommes moururent pour une vérité, non pour un mensonge. Pourquoi
Dieu a-t-Il permis qu'ils soient tous tués et que Jean soit jeté dans de
l'huile bouillante ? C’est pour nous convaincre, sans l'ombre d'un doute, de la
véracité de leur témoignage.
7. Jésus vivant dans les cœurs des
croyants :
Jésus
continue de vivre dans les cœurs de ceux qui croient en Lui. Cette expérience
personnelle et spirituelle, qui transforme profondément l'individu, témoigne de
la réalité vivante de la résurrection. Comme le rappelle Romains 8:11, « Si
l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les
morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en
vous. » Et, pour reprendre
les paroles de l’ancien hymne d'Alfred Ackley : « Il vit, Il vit, pour nous
apporter le salut ! Vous me demandez
comment je sais qu’Il vit ? Il vit dans mon cœur. »
Paisible
journée sous l’aile bienveillante de l’Éternel
!
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