LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE DANS LE MINISTÈRE DE JÉSUS
Jeudi 11 juillet 2024
Semaine 2 : Un
jour dans le ministère de Jésus
Thème général : L’évangile de Marc
Texte à méditer :
« Le matin, pendant qu'il faisait encore très noir, Jésus se leva, sortit et alla dans un lieu désert, et là il priait» (Marc 1:35).
Jésus est dépeint dans l’Évangile de Marc comme accomplissant une action après l’autre. Marc souligne que le ministère de Jésus est une série d’évènements qui se produisaient immédiatement après un incident précédent. L’adverbe grec euthus – traduit par « immédiatement, aussitôt, tout à coup » en français – se trouve dans 51 versets dans les quatre Évangiles et 41 fois dans Marc (Mc 1:21, 2, 8; 6:45, 50; et 14:43, entre autres versets; voir Danker, et al., A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature, p. 406). Il est évident que le récit de Marc soit l’évangile en mouvement ou en action. Cependant, même si Marc met l’accent sur un Jésus très actif et occupé par Son ministère, Marc souligne également que le ministère de Jésus tourne autour d’une vie de prière.
La prière était un élément clé de l’expérience humaine de Jésus et une priorité majeure de Son ministère (Mc 1:35). Bien que la vie quotidienne de Jésus ait été remplie de nombreuses activités, la communion avec Son Père n’était en aucun cas facultative. Au début de son Évangile, Marc met en évidence l’expérience de prière de Jésus. Marc note également la vie de prière de Jésus pendant qu’Il affrontait des esprits démoniaques dans Son ministère (Mc 9:29) et dans les derniers jours de Son œuvre sur terre (Mc 14:32-38).
Marc 1.35 souligne que la prière était alors la priorité de Jésus. Les autres formes verbales dans la phrase sont toutes concises : il se leva, sortit, et alla (toutes au temps aoriste en grec, qui dénote l’achèvement). Mais le verbe « prier » est à l’imparfait, une forme utilisée pour exprimer, notamment ici, un processus en cours. Il priait, il continuait de prier. Le texte souligne également l’heure matinale quand Jésus s’en alla, ce qui implique qu’il passa un temps considérable à prier seul.
Pierre et ses compagnons n'avaient pas accompagné Jésus dans le lieu où il s'était retiré pour prier, bien qu'ils pussent en connaître l'emplacement, car ils finirent par le retrouver. Leur indication que tout un chacun recherchait Jésus témoigne de leur désir de le voir poursuivre la remarquable entreprise de la veille, faite de guérisons et d'enseignements. Cependant, contre toute attente, Jésus émet une objection et leur expose la nécessité d'étendre leur champ d'action à d'autres contrées. « Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que là aussi je proclame le message ; car c'est pour cela que je suis sorti », leur déclare-t-il (Mc 1.38).
L'exemple de Jésus, qui consacre du temps à la prière même dans les périodes les plus actives de son ministère, est profondément instructif pour nous tous. Il montre que la prière n'est pas seulement une pratique spirituelle parmi d'autres, mais une nécessité vitale, un moment de ressourcement et de direction divine.
Jésus se retire souvent pour prier dans des lieux isolés, marquant l'importance de la solitude et du calme pour une communion profonde avec Dieu. Ces moments lui permettent de se recentrer, de gagner en clarté et de préparer son esprit et son cœur aux défis à venir. Cela indique clairement que si même le Fils de Dieu ressentait le besoin de se retirer pour prier, combien plus nous devons chercher à intégrer la prière comme un élément central de notre vie.
De nombreux chrétiens établissent des horaires déterminés pour la prière, une pratique certes louable et appropriée, mais susceptible de se muer en une routine, une démarche presque machinale. Pour rompre avec cette monotonie, il peut être salutaire de modifier occasionnellement l'heure de la prière ou d'en prolonger la durée. L'objectif est d'éviter de se confiner dans des schémas immuables ou de s’enfermer dans des formules qui ne varient jamais.
L'exemple de Jésus nous invite à voir la prière non pas comme une obligation ou une routine, mais comme une expression de notre dépendance à Dieu et de notre désir de marcher en accord avec sa volonté. Il nous encourage à chercher des moments de solitude où nous pouvons communiquer librement avec Dieu, partager nos espoirs, nos peurs et recevoir sa guidance et sa force.
Le monde déchu qui nous entoure, empli d'exigences pour notre attention, nous amène à rechercher souvent la solitude spirituelle. Sans cette quête de communion avec le Père, nous serions submergés par les pressions qui réclament notre attention pour répondre aux besoins physiques et matériels du monde. Être en présence du Père ne nous impose aucune exigence ; cela nous offre du repos et du temps pour réfléchir. Nous pouvons rester tranquilles ou parler de tout ce qui nous émeut ; tout fardeau ou toute joie peut être partagé. Le temps passé avec le Père nous laisse rafraîchis et prêts à affronter les exigences du monde avec une nouvelle détermination, tout comme Jésus. « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Marc 14:32-38).
Bonne journée sous le bienveillant
regard de l’Éternel !
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