LE MESSAGE
Vendredi 05 juillet 2024
Semaine 1 : Au commencement de l’évangile
Thème général : L’évangile de Marc
Texte à méditer :
« Après que Jean eut été
livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant
l'Évangile de Dieu. Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche.
Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle »
(Marc 1:14-15).
Dès les
premières lignes de son ouvrage, Marc énonce clairement l'objet de son récit : « Commencement de l'Évangile de
Jésus-Christ, Fils de Dieu » (Marc 1 :1). Ainsi, le lecteur
est convié à explorer l'Évangile tel que présenté par Jésus-Christ ou selon Sa
perspective. Il est remarquable de noter que, à l'exception de Marc, aucun
autre évangéliste ne recourt à l'expression « l'évangile de Jésus-Christ »
[euangeliou Iēsou] (Marc 1:1) dans ses écrits, une particularité qui confère à
ce texte une singularité manifeste. Ce choix terminologique révèle que Jésus et Son évangile constituent le centre et
l’essence du récit de Marc. Nous discernons
aisément l’évangile
comme un contenu, une bonne « nouvelle » ou une bonne information que Marc
qualifie de « l’évangile de Dieu » (Mc 1:14),
soulignant ainsi que cette bonne nouvelle est une proclamation divine destinée
à l'humanité.
Dans Marc 1.14-15, l'évangéliste
condense en trois énoncés distincts le message limpide et percutant de Jésus,
déployé comme suit : Le moment est venu ; Le règne de Dieu est tout
proche ; Changez de vie et croyez à la bonne nouvelle. Procédons à
l'analyse détaillée de chacun de ces aspects fondamentaux de « la bonne
nouvelle de Dieu ».
1.
« Le moment est venu ».
Jésus a-t-il attendu que Jean soit emprisonné pour commencer véritablement son ministère ? A-t-il différé le commencement de son ministère jusqu'à l'emprisonnement de Jean ? Non, leurs ministères coexistaient, bien que de manière distincte. Tandis que le ministère de Jean-Baptiste s'effaçait progressivement, celui de Jésus prenait de l'ampleur. Jean-Baptiste, précurseur du Messie, avait pour mission de préparer le chemin. L'heure était désormais propice pour que Jean-Baptiste décroisse et que Jésus s'épanouisse – « Il faut qu'il passe au premier plan et moi au second » (Jean 3.30).
Immédiatement
après l'introduction de son récit, « Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ
», Marc évoque des prophéties de l'Ancien Testament concernant le messager
précurseur (Marc 1:2-3 ; Ésaïe 40:3 ; Malachie 3:1). En outre, il fait allusion
aux 70 semaines mentionnées dans le livre de Daniel (Marc 1:15; Daniel
9:24-27). En déclarant que « le temps est accompli », Jésus fait référence à
cette prophétie temporelle des 70 semaines, qui trouva son accomplissement lors
de son baptême, moment où il fut oint du Saint-Esprit et entama officiellement
son ministère (Actes 10:38).
Nous avons
étudié cette impressionnante prophétie des 70 semaines lors du trimestre
précédent (en tant que composante essentielle de la prophétie des 2300 soirs et
matins du livre de Daniel) qui annonçait une période déterminée (70 semaines) pour
« faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier
l'iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le
prophète, et pour oindre le Saint des saints » (Daniel 9:24-27). Ainsi, tant
Jean-Baptiste que Jésus étaient conscients que le moment déterminé était
advenu.
2. « Le règne de Dieu est tout proche ».
Jésus est le règne de Dieu. Le roi est présent. Le moyen par lequel le règne de Dieu sur la terre sera restauré est maintenant opérationnel. La promesse de l’alliance est en cours d’accomplissement, fortifiant notre foi en Jésus et en la fiabilité des paroles prophétiques.
3. « Changez de vie et
croyez à la bonne nouvelle ».
Jean-Baptiste
prêchait un message centré sur la repentance, entendue ici comme un changement
radical de vie. Il ne s’agissait pas simplement de confesser ses péchés – il est
indéniable que les individus étaient encombrés de péchés. Cependant, la notion
de repentance, telle qu'abordée par Jean, s'inscrivait dans le cadre de la
bonne nouvelle. Cette repentance (conversion)
était exigée non seulement comme un renoncement au péché, mais aussi comme une
transition vers une nouvelle perception : reconnaître en Jésus le porteur des
péchés de l'humanité et accepter que l'Esprit Saint guide désormais leur
existence vers la voie de la rectitude. Dans cette dynamique, Jésus ne se
contentait pas de réitérer l'appel à la repentance ; il conviait également à un
discipulat authentique, invitant ses auditeurs à le suivre sur un chemin
jalonné d'enseignements profonds et de réformes personnelles. Cet appel ne
constituait pas simplement une invitation à modifier des comportements
superficiels, mais à embrasser une transformation intégrale de l'être, en vue
d'une communion plus étroite avec Dieu.
En conclusion, l'Évangile de Jésus (Marc 1:14-15) souligne: l'urgence du temps : "le temps est accompli" ; la proximité du royaume de Dieu : "le royaume de Dieu est proche" ; l'appel à la transformation personnelle : "repentez-vous" ; la foi en la bonne nouvelle : "croyez à l'évangile". De même, pour les temps de la fin, le Message du Premier Ange (Apocalypse 14:6-7) contient entre autres : l’urgence du temps: l'ange annonce que l'heure du jugement est arrivée ; l’universalité du message : destiné à "toute nation, tribu, langue et peuple" ; l'appel à adorer Dieu comme créateur : "adorez celui qui a créé" ; l’appel à l'action: Jésus demande une transformation intérieure (repentance et foi), et l'ange appelle à la crainte et à l'adoration de Dieu ; la portée du message: un évangile éternel.
La compréhension
de ces messages peut renforcer notre mission aujourd'hui de plusieurs façons :
nous sommes appelés à partager l'évangile avec toutes les cultures et tous les
peuples, respectant leur diversité tout en maintenant le message central de
l'évangile ; l'urgence exprimée dans les deux messages nous rappelle que
notre mission doit être prioritaire et traitée avec diligence ; l'appel à
la repentance, à la foi, et à l'adoration nous guide dans la formation de
disciples, pas seulement des convertis, en mettant l'accent sur une relation
continue et profonde avec Dieu.
« Le Royaume de Dieu est tout proche » implique
le présent plutôt que le futur. Il est là, maintenant, et nous pouvons en faire
l'expérience dès maintenant. Il ne s'agit pas d'un royaume futur que nous
devons imaginer. Dans ce contexte, il est utile de lire les paraboles du
Royaume et leurs messages. La plupart d'entre elles s'appliquent à la vie
quotidienne. Il s'agit d'une bonne nouvelle, mais elle nécessite une
préparation qui se résume en un mot : « Repentez-vous ! ». Cette déclaration a
été faite en présence de juifs religieux conservateurs respectueux de la loi
qui pensaient savoir tout ce qu'il y avait à savoir sur la religion et qui
adhéraient méticuleusement à la Torah. Pourquoi avaient-ils besoin de se
repentir pour croire à la bonne nouvelle ?
C'est là que réside le message pour les chrétiens du 21e siècle. Souvent, nous nous réfugions dans l'ensemble des croyances que nous avons accumulées et nous oublions le principe de l'amour qui se sacrifie et qui est à la base de la bonne nouvelle.
Paisible
weekend sous l’aile bienveillante de l’Éternel
!
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