MINISTÈRE SABBATIQUE
Mercredi
10 juillet 2024/2024-T3S2J4
Semaine 2 : Un
jour dans le ministère de Jésus
Thème général : L’évangile de Marc
Texte à méditer :
« Il s'approcha, la prit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle se mit à les servir » (Marc 1:31).
Après un moment mémorable à la synagogue - abordé lors de notre méditation d'hier, Jésus se retire en compagnie de son petit groupe de disciples (Pierre, André, Jacques et Jean) en la demeure de Pierre. Là, manifestement dans l'intention de passer le reste de la journée de sabbat avec eux, il partage un repas et savoure un moment de communion fraternelle. Toutefois, la scène est assombrie par une ombre d'inquiétude : la belle-mère de Pierre est alitée, accablée par la fièvre ; circonstance qui, en ces temps, présageait soit un prompt rétablissement, soit une issue fatale.
Dans Marc 1.29-34,
il est écrit que Jésus vient en aide à la famille de Pierre en guérissant sa
belle-mère sitôt qu’il est informé de sa maladie. Il s'approche d'elle, la
saisit par la main et la relève; la fièvre la quitte immédiatement et elle se
met à les servir. Au fil de l'Évangile selon Marc, il est fréquemment rapporté
que Jésus dispense la guérison par le toucher (Marc 1.41 ; 5.41) ; toutefois,
il arrive aussi que les récits omettent toute mention de contact physique (cf.
Marc 2.1-12 ; 3.1-6 ; 5.7-13).
Voici quelques
leçons spirituelles que l'on peut tirer du récit de Marc 1.29-34:
1. La
compassion de Jésus : Jésus montre une grande compassion en répondant
immédiatement au besoin de guérison dans la famille de Pierre. Sa réaction
rapide montre son attention envers les souffrances humaines, même dans un cadre
domestique. Après le coucher du soleil,
beaucoup de gens vinrent chez Pierre pour être guéris, sans doute après avoir
vu ou entendu ce qui était arrivé à la synagogue.
2. La
puissance divine de Jésus : La guérison instantanée, sans rituels
compliqués, témoigne de la puissance divine de Jésus. Marc, dans son récit,
continue de renforcer la reconnaissance de Jésus comme Messie. Non seulement Il
guérit les malades, mais Il impose aussi Son autorité sur les démons, lesquels,
connaissant Sa véritable identité, obéissent à Ses commandements
(Marc 1.34). Ces signes attestent de façon éloquente le pouvoir et la
mission messianique de Jésus, confirmant ainsi Sa divinité aux yeux de tous
ceux qui témoignaient de ses actes.
3. Le
service comme réponse à la guérison : Quel magnifique témoignage du
principe selon lequel, une fois que nous avons été sauvés et guéris par Jésus,
nous sommes appelés à devenir à notre tour serviteurs de notre prochain ! Une
fois guérie, la belle-mère de Pierre commence immédiatement à servir Jésus et
ses disciples. Notre gratitude s’illustre par le principe que les bienfaits
reçus de Dieu devraient nous inspirer à servir les autres avec dévouement.
4. Jésus
comme restaurateur de la communauté : En guérissant la belle-mère de
Pierre, Jésus ne restaure pas seulement sa santé, mais aussi son rôle dans la
famille et la communauté. Cela souligne le thème du rétablissement des
individus à leur place et à leurs fonctions au sein de la communauté, un aspect
central du ministère de Jésus.
5. Au-delà du repos : L'œuvre de guérison de Jésus le sabbat. C’était un jour de sabbat (Marc 1.29-31). Est-il juste de guérir et de servir le jour du sabbat ? Jésus guérit la belle-mère de Simon et elle se mit à les servir. Il n’y a pas de commentaire négatif à ce sujet. Le bien et le service ne connaissent pas de repos, même le sabbat. Pourquoi la foule est-elle sortie « après le coucher du soleil » ? (Marc 1.32-33). Les gens estimaient que ni le trajet, ni la guérison espérée ne devaient s'accomplir pendant le sabbat. Par conséquent, au coucher du soleil, alors que la fin du sabbat rendait licites les déplacements et les actions de guérison, la ville entière semblait s'animer. Les gens, ayant retenu leurs actions pendant les heures sacrées, se pressaient désormais autour de la maison de Simon, apportant avec eux les malades et les tourmentés, dans l'espoir d’être guéris par Jésus.
L'Évangile de Marc
met en lumière la manière dont l'action de Jésus s'étend au-delà des
enseignements et des prédications, touchant de manière concrète et personnelle
la vie des gens qu'il rencontre. Jésus s'est
exprimé dans une synagogue en tant que personne ayant une autorité propre, sans
faire appel aux écrits rabbiniques pour établir des précédents. Ainsi,
lorsqu'il guérit l'homme possédé le jour du sabbat dans la synagogue, il ignore
l'enseignement rabbinique sur l'observation du sabbat et donne la priorité aux
besoins d'un homme désespéré. Il le réitère dans la maison de Pierre en
guérissant la belle-mère de celui-ci. Ce faisant, il ouvre la voie à la
pratique de la vraie religion : « La religion pure et sans tache
devant Dieu et le Père consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leur
détresse, et à se tenir à l'écart du monde » (Jacques 1:27).
Il y a quelques
années, un chrétien enthousiaste, doublé d'une expertise technique, conçut de
produire des T-shirts arborant des slogans religieux. Il eut l'idée
géniale d'imprimer le message « Je fais partie de la foule de Dieu »
dans un
cercle au dos du tee-shirt. Utilisant un matériel spécial permettant
le transfert de teinture à jet d'encre, l'opération se révéla complexe car
l'impression devait être effectuée à l'envers pour un transfert correct.
Toutefois, une fois le procédé terminé, il s'aperçut que le texte était à l'envers. Malgré
cette erreur, il porta sa création lors de rassemblements chrétiens,
où il fut interrogé sur cette particularité : « Pourquoi est-ce à l'envers ? » Sa
réponse fut singulière : il répondit qu’il avait disposé le texte ainsi pour
qu'il soit lisible par Dieu. Cela soulignait sa conviction que les actes
démontrent la foi chrétienne bien plus éloquemment que toute étiquette sur un
vêtement.
Au début de son
ministère, Jésus ne porte pas l'étiquette « Je suis Dieu », mais nous le voyons
travailler dans sa capacité d'amour, guérissant les gens, prenant part aux
repas et partageant la scène sociale.
Puissions-nous nous inspirer de son exemple pour agir avec amour et compassion dans notre interaction quotidienne, reconnaissant que les actes de bienveillance et de guérison sont souvent les plus puissants témoignages de notre foi."
Bonne journée sous le bienveillant
regard de l’Éternel !
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