L'INSTRUCTION DES DISCIPLES
Samedi 24 août 2024
Semaine 8 : Enseigner aux disciples: 2ème partie
Thème
général : L’évangile de Marc
"Car beaucoup de
premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers." (Marc 10:31)
Tout au long de la semaine, nous
avons eu l’opportunité de méditer sur les enseignements de Jésus à Ses
disciples concernant divers sujets essentiels tels que le mariage, la richesse, la confiance en Dieu et les positions
d’autorité. Afin de conclure sur la ligne de vérité qui traverse ces
thématiques, il est pertinent de revenir brièvement sur les questions soulevées
au cours de ces jours de réflexion.
LE MARIAGE
Les
Pharisiens, dans leur quête de déstabilisation de Jésus, ont soulevé la
question du divorce, un sujet toujours propice aux controverses. Le divorce
constitue malheureusement la triste réalité de nombreux mariages à notre
époque. Les taux de divorce, bien que variant d’un pays à l’autre, témoignent
d’un problème universel. En certains lieux, les statistiques révèlent que plus
de la moitié des unions matrimoniales se terminent par une séparation légale.
Et ce, malgré les nombreux programmes mis en place pour aider les couples à
surmonter leurs difficultés et à préserver leur union.
À l’époque
de Jésus, la dissolution du mariage était chose aisée pour l’homme : il lui
suffisait de rédiger une lettre de divorce et de la remettre à sa femme pour
que leur union soit dissoute. Pourtant, lorsque Jésus évoque le divorce, il
rappelle qu’au commencement, l’homme
et la femme ont été créés pour être unis, et que cette union devait être
indissoluble. Face à cette affirmation, les Pharisiens interrogent Jésus
sur la raison pour laquelle Moïse, le législateur, a permis le divorce. Jésus
leur répond que c’était en raison de la dureté de leur cœur que cette
concession avait été faite. En vérité, cette séparation ne devait pas avoir
lieu, mais à cause de l’obstination et de la mauvaise attitude des hommes, une
telle mesure a été tolérée. Jésus insiste sur le fait que l’idée de pouvoir
divorcer pour n’importe quel motif est fondamentalement erronée. Il ajoute que
le divorce ne devrait survenir que lorsque le mariage a été irrémédiablement brisé en raison de
l’infidélité de l’un des conjoints.
Les
disciples, surpris par les paroles de Jésus, déclarent qu'en ce cas, il
vaudrait mieux ne pas se marier. Jésus leur répond en précisant que tous ne
seront pas capables de recevoir cet enseignement et que l'homme, pour y
parvenir, a besoin de l'aide du Dieu du ciel. À travers cette explication,
Jésus cherche à rappeler le dessein originel de
Dieu et la beauté intrinsèque de la relation conjugale. Réduire le
mariage à un simple contrat susceptible d'être rompu à la convenance de l'homme
était une conception diamétralement opposée à l'idéal divin.
LA
RICHESSE
Marc désigne
le jeune homme riche par l'expression "un homme". Cet homme, bien que
rempli d'enthousiasme, repartira néanmoins déçu, car il ne parvient pas, lui
non plus, à saisir les valeurs du Royaume. Son incompréhension s'était déjà
manifestée à travers la question qu'il avait posée. Il pensait qu'il fallait d'abord être bon pour obtenir
la vie éternelle. Il supposait que le message de Jésus correspondait à
la croyance commune, selon laquelle Dieu ne peut œuvrer qu'avec des personnes
bonnes. Il souhaitait d'abord être juste devant Dieu en s'efforçant d'être bon.
Jésus lui
offre alors matière à réflexion. Cet homme avait appelé Jésus "bon
maître", témoignant ainsi qu'il voyait en Lui quelque chose de
particulier. Il avait discerné en Jésus une bonté évidente. Cependant, Jésus ne
recherche pas les compliments. Cet
homme ne peut qualifier Jésus de "bon" que s'il reconnaît en Lui la
nature divine, car, comme le rappelle Jésus, seul Dieu est véritablement
bon. Quelle remarque frappante : soit vous admettez que je suis Dieu, soit vous
vous trompez. Soit vous acceptez que personne n'est bon, soit vous faites
erreur.
Jésus
déconstruit l'idée selon laquelle un homme pourrait être intrinsèquement
"bon". Dans les paroles qui suivent, il dévoile une vérité
fondamentale de son message : personne n'est bon, et l'on ne peut s'approcher
de Dieu en cherchant d'abord à être bon. Lorsque Jésus demande finalement à ce
jeune homme de renoncer à tous ses biens, ce dernier demeure dans
l'incompréhension. Il pense que Jésus souhaite qu'il vende tout pour être considéré
comme bon. Mais il n'en est rien. Jésus désire plutôt qu'il se défasse
de ses possessions afin que rien ne fasse obstacle à l'œuvre de Dieu, qui seul
peut le rendre véritablement bon.
Cependant,
cet homme aborde la situation en négociant avec Dieu, comme s'il pouvait
mériter la faveur divine par ses propres actions : "Je suis bon, je
donne aux pauvres, j'observe tous les commandements, donc tu dois me
récompenser !" Beaucoup d'entre nous adoptent la même attitude.
Nous disons : "Dieu, regarde-moi. Vois tout ce que je fais pour toi. Je
suis bon." Et Dieu nous répond : "Ne sais-tu pas que tu es pauvre, aveugle et nu
?" Car c'est ainsi que nous nous tenons tous devant Dieu, que
nous nous croyions bons ou non. En réalité, malgré toutes nos bonnes actions,
toutes nos justices ne sont que des haillons souillés.
C'est
pourquoi Jésus nous adresse, à nous comme à ce jeune homme, ce message :
"Vous n'êtes pas bons. Il n'y a qu'un seul qui est bon. Seul Dieu est bon.
" Nous ne pouvons pas nous rendre bons par nous-mêmes. Ainsi, nous ne pouvons nous approcher de Dieu que tels que nous
sommes. Dieu ne regarde pas notre prétendue bonté ; Il nous accepte tels
que nous sommes et désire nous transformer."
Le
commentaire de Jésus concernant la difficulté pour les riches à entrer dans le
Royaume de Dieu suscite l'étonnement des disciples, qui sont encore ancrés dans
la philosophie courante selon laquelle les riches devraient être
particulièrement bénis par Dieu. Or, Jésus leur révèle que tel n'est pas le
cas, bien au contraire. Il renverse complètement le système de valeurs
traditionnel et conclut en affirmant que "les
premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers."
À travers ces divers incidents, nous constatons que les paroles et les actions
de Jésus justifient les valeurs du Royaume de Dieu, tout en révélant la
véritable nature et le caractère de son Roi.
LES POSITIONS
D’AUTORITÉ
Jésus se
dirigeait vers Jérusalem (Marc 10:17) sous le regard étonné de ses disciples et
la crainte des autres adeptes. Il était déjà évident que Jésus s'exposait à un
grand danger. C'est pourquoi il prit le temps d'expliquer la crucifixion et la
résurrection à venir. Quelle
fut la réponse de ses disciples ? Jacques et Jean, loin de saisir la
gravité du moment, sollicitèrent des postes de pouvoir et de prestige. Il
devait être particulièrement difficile pour Jésus de constater ces querelles
mesquines à la veille de son grand jugement.
Avec
patience, il leur expliqua une fois de plus les véritables valeurs de son
Royaume, des valeurs radicalement opposées à celles du monde. Il leur rappela
surtout qu'il était venu non pour être servi, mais
pour servir. Jésus, dans un acte de dévouement suprême, se présenta
comme le Dieu qui, à grands frais, donne sa vie en rançon pour beaucoup.
LA
CONFIANCE EN DIEU
La guérison
de l'aveugle Bartimée témoigne également de la bienveillance totale de Dieu,
qui ne se montre en aucune manière hostile, mais au contraire, profondément désireux
d'accorder la guérison et le salut. Jésus demanda simplement à Bartimée « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
Le verset-clé du
jour encapsule l'idée que les valeurs du Royaume de Dieu sont souvent inversées
par rapport aux valeurs du monde. Que ce soit en ce qui concerne le mariage, la
richesse, les positions d'autorité, ou la confiance en Dieu, Jésus enseigne que
ce ne sont pas ceux qui semblent être les premiers aux yeux du monde qui auront
la prééminence dans le Royaume, mais ceux qui adoptent une attitude de service,
d'humilité, et de dépendance totale envers Dieu. La ligne de vérité qui sous-tend ces différents
sujets est que mettre
Dieu au premier plan est le véritable secret de la réussite. Notre
devoir premier est de Le servir.
HAPPY
SABBATH !
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