MIRACLES AUTOUR DU LAC 

Samedi 03 août 2024

Semaine 5 : Miracles autour du lac

Thème général : L’évangile de Marc

Nous avons consacré la semaine à l’examen des miracles que Jésus a accomplis autour du lac de Galilée. Ces événements devaient être encore plus impressionnants pour ceux qui en ont été témoins. Les personnes qui attendaient le Messie étaient persuadées qu'un homme capable de chasser les démons, de ressusciter les morts et de nourrir des milliers de personnes en un temps record possédait le pouvoir de chasser les Romains et d'établir un royaume juif puissant et conquérant, susceptible de donner une leçon au reste du monde. Après tout, ils venaient d’assister au repas offert miraculeusement à 5000 personnes, et la logistique nécessaire pour nourrir une armée en mouvement n’était pas passée inaperçue.

Un échange à Capharnaüm, relaté dans l’Évangile de Jean, apporte un complément intéressant. Cet échange porte également sur le pain (Jean 6:22-59). Beaucoup de ses disciples, entendant cela, dirent : « Cet enseignement est difficile, qui peut l’accepter ? ». Jésus, conscient que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : « Cela vous scandalise-t-il ? … C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. » Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent et n’allaient plus avec lui. Jésus dit alors aux Douze : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » (Jean 6:60-67). Il est clairement apparu que Jésus présentait le message du Messie en des termes qui déplaisaient à bon nombre de ses disciples. Le royaume des cieux n'est pas une question de domination, mais de service. La réponse de Pierre est pertinente : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous avons cru et nous avons connu que tu es le Saint de Dieu »  (Jean 6:68-69).

Il serait pertinent de se poser la question suivante : Sommes-nous engagés dans cette aventure chrétienne pour justifier notre point de vue sur la manière dont les prophéties se réalisent ? Ou bien sommes-nous parvenus à comprendre véritablement qui est Jésus ?


LA SEMAINE EN BREF

Le démoniaque est guéri, les porcs se noient, et au lieu de se réjouir, les gens demandent à Jésus de s'en aller. Ils le perçoivent comme une menace pour leur mode de vie et leurs moyens de subsistance. Cette réaction révèle l'attitude du monde : Jésus est accepté tant qu'il n'a pas d'impact sur leur vie, tant qu'il n'interfère pas avec leur existence. Respectant leur décision, Jésus s'en va et traverse de nouveau la frontière.

 

Puis se produit l'un des rares exemples de miracle de résurrection, celle de la fille de Jaïrus. Il est pertinent de se demander pourquoi Jésus n'a accompli que trois miracles de résurrection. Est-ce parce qu'il ramenait ces personnes dans ce monde triste et imparfait ? Que nous apprennent ces récits sur Dieu ? Il est crucial de percevoir Dieu dans la vie de Jésus lorsque nous examinons ces miracles.

 

Le cas de la femme guérie de son hémorragie est particulièrement intrigant. Elle ne s'approche même pas de Jésus directement, cherchant subrepticement à obtenir sa guérison en touchant simplement son vêtement, convaincue que ce geste suffirait. Réfléchissons un instant : Jésus était pressé par une foule de personnes à ce moment-là. Cela signifie-t-il que tous ceux qui l'ont touché ont été guéris de leurs maladies ? Non, seule cette femme a été guérie. Cette guérison spécifique souligne la foi individuelle et la puissance de Jésus à répondre à cette foi de manière unique et personnelle.

 

Parce qu'elle était sûre de sa conviction, de sa confiance en Jésus. Jésus sent "que la force s'est retirée de lui" et se retourne pour demander qui l'a touché, mais la foule se bouscule et trouve cette question étrange. La femme est découverte et vient s'agenouiller devant Jésus. Jésus lui dit : "Ta confiance en moi t'a guérie". Le mot "guérie" est sozo, qui est aussi le mot traduit par "sauvée". Nous retrouvons ici la combinaison étroite du salut et de la guérison. C'est ce que Jésus a voulu montrer. Le salut n'a rien à voir avec notre statut juridique devant Dieu, même si nous sommes des rebelles. Jésus n'est pas venu pour régler ce problème, mais pour nous guérir de notre maladie mortelle qu'est le péché, pour nous restaurer à l'image de Dieu dans laquelle nous avons été créés. Pourtant, nombreux sont ceux qui ne veulent que la guérison physique et qui ne voient pas le besoin désespéré de guérison spirituelle.

 

Dans ces miracles de guérison autour du lac, nous découvrons la vraie nature de Dieu telle qu'elle est révélée en Jésus. Qu'il s'agisse de l'apaisement de la tempête, de la guérison de l'homme possédé par un démon, de la femme malade ou de la guérison de la fille de Jaïrus, nous voyons l'amour, la compassion et l'attention du Dieu qui vient nous guérir tous.

La tragédie réside dans le fait que, bien qu'ils aient été témoins de ces miracles, ils ont éprouvé de la haine à l'égard de Jésus et de Son Père - "ils ont vu ces miracles, ils m'ont haï, moi et mon Père" (Jean 15:23-24). Les miracles ne suffisent pas lorsque les esprits sont si opposés à la vérité.


Pour finir, il est intéressant de lire cet article : « AVEZ-VOUS ASSEZ DE FOI POUR NE PAS DEMANDER À JÉSUS DE CALMER LA TEMPETE ? » (William Earnhardt- https://ssnet.org/blog/do-you-have-enough-faith-not-to-ask-jesus-to-calm-the-storm/

Quelque chose intrigue dans l'histoire de Jésus calmant la tempête, et pourquoi Jésus demanda à Ses disciples où était leur foi ? Les disciples firent pourtant preuve de foi lorsqu'ils Lui demandèrent de calmer la tempête (Marc 4:35-40). Ils savaient qu'il pouvait calmer la tempête. C'est pourquoi ils l'invoquèrent. Jésus demandait en réalité : « N'avez-vous pas la foi ? Pourquoi avez-vous besoin de moi pour calmer cette tempête ? Pourquoi ne pouviez-vous pas simplement traverser cette tempête avec moi ?"

 

Tout d'abord, il est important de noter que c'est Jésus qui a eu l'idée de traverser le lac. Souvent, nous suivons les directives de Jésus, mais lorsque les choses commencent à mal tourner et que nous rencontrons des problèmes, nous commençons à douter de notre vocation. Lorsque Jésus nous appelle, il est bien conscient des tempêtes qui nous attendent. Parfois, il nous appelle dans la tempête. La question que nous devons nous poser n'est pas : « Est-ce que tout se passera bien ? ». La seule question que nous devons nous poser est : « Jésus m'a-t-il appelé ? »

 

Si Joseph n'avait pas été vendu et trahi par sa famille, son rêve de devenir souverain ne se serait jamais réalisé. Si le mari et les fils de Naomi n'étaient pas morts, elle ne serait jamais retournée dans son pays avec Ruth, qui a joué un rôle important dans la lignée du Sauveur. Si l'Église primitive n'avait jamais été persécutée, elle n'aurait jamais eu à fuir pour répandre l'Évangile dans des pays étrangers. Souvent, les tempêtes de la vie nous amènent là où nous devons être. Les voiliers se déplacent au gré du vent, et s'il n'y a pas de vent, il n'y a pas de progrès. Au lieu de demander à Jésus de calmer toutes les tempêtes qui se présentent à nous, nous devons avoir la foi de traverser la tempête avec Jésus et avoir suffisamment de foi pour laisser Jésus nous emmener là où la tempête doit nous emmener.

 

Tout comme les passagers qui connaissant des turbulences dans un avion ne s’inquiètent pas et continuent à écouter leur musique et à lire leurs livres, nous devons rester aussi calmes dans les turbulences de la vie. Rester calme et traverser la tempête avec Jésus. Avoir assez de foi pour croire que Jésus peut calmer la tempête est une chose. Avoir assez de foi pour ne pas demander à Jésus de calmer la tempête, et simplement la traverser avec Lui, c'est encore mieux.

HAPPY SABBATH !

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