TRANSFORMÉS DE L’INTÉRIEUR
Dimanche 04 août 2024
Semaine 6 : Ce qui vient du cœur
Thème général : L’évangile de Marc
Texte à méditer : « Rien de ce qui vient du dehors et qui pénètre dans l’homme ne peut le rendre impur. C’est, au contraire, ce qui sort de l’homme qui le rend impur ! » (Marc 7:15).
Il est tout aussi erroné d’inventer des règles et de prétendre que Dieu les exige, que de dire aux gens qu’ils ne sont pas obligés de suivre les règles que Dieu leur donne. Moïse l’illustre ainsi dans Deutéronome 4.2 : « N'ajoutez rien aux paroles que je vous transmets de la part du Seigneur votre Dieu, n'en retranchez rien non plus : mettez-les toutes en pratique. » Notre méditation de cette semaine constitue en partie une explication plus approfondie de ce point.
Le thème de cette semaine porte sur Marc 7 et la première moitié de Marc 8. Dans Marc 7, Jésus suscite une polémique en rejetant la tradition religieuse. Il engage en effet une longue discussion sur les règles avec les pharisiens, mais comme nous l’avons vu précédemment, les arguments de Jésus semblent illogiques jusqu’à ce que nous les examinions en profondeur. Son action est profondément pertinente pour la vie chrétienne aujourd’hui.
CITATIONS
• Vous voulez un signe, c'est déjà un signe. Iccykate
• Ne cherchez pas de signes / Ne cherchez pas
d'expériences. / Ne soyez pas si compliqué. / Devenez comme un enfant. / Voyez
tout avec émerveillement. Robert Adams
• Quel que soit le signe spécifique que ces Pharisiens recherchent, Jésus
refusera de le leur donner. Non pas parce qu'Il ne peut pas le fournir, mais
parce que cela serait une perte de temps (Matthieu 7:6). Bibleref.com
• Dans ce discours simple mais profond, la femme fait preuve de plus de foi que les pharisiens "vertueux" qui s'étaient énervés pour de la vaisselle sale dans le passage précédent. Plus de foi, peut-être, que les disciples qui agissaient avec tant de mépris devant elle. Elle savait que Jésus était le seul espoir de sa fille et c'est pourquoi elle est venue avec audace. Elle a refusé de partir avant d'avoir reçu ce qu'elle était venue chercher – que sa fille soit guérie. Jennifer Slattery
QUESTIONS
Pourquoi Jésus n’est-il pas venu en aide à Jean-Baptiste ? Quelle est la pertinence pour nous aujourd'hui du débat sur l'impureté rituelle ? Quelles leçons tirons-nous de l'histoire de la guérison de la fille de la femme syro-phénicienne ? Pourquoi les Pharisiens ne considéraient-ils pas les miracles de la multiplication des pains comme des signes miraculeux venant du ciel ? Que cherchaient-ils réellement ?
COMMENTAIRE
Au cours de Son ministère, Jésus exalta les Écritures comme étant une révélation de Dieu, citant souvent l’Ancien Testament. Bien que les docteurs d’Israël connussent bien les Écritures hébraïques, la tradition humaine était, pour la plupart d’entre eux, plus importante que l’enseignement biblique.
Dans son
ouvrage intitulé "The Ethnic
Encounter in the Secondary School", Brian Bullivant offre l’aperçu suivant
de son expérience en tant qu'enseignant dans une école juive hassidique à
Melbourne, en Australie.
« Les Hassidim sont des Juifs ultraconservateurs, reconnaissables par leurs vêtements et coupes de cheveux distinctifs, et leur observance rigoureuse des rituels de la Torah. Les élèves des écoles hassidiques sont souvent impatients de participer aux compétitions inter-écoles, notamment aux débats. Cependant, se rendre dans une autre école pose des problèmes sérieux, car après le débat, des rafraîchissements sont généralement servis et les élèves doivent procéder à leurs ablutions rituelles. Alors que vous et moi nous contenterions probablement d'un simple jet d'eau sous un robinet, ils exigent des bassins spécifiques et des cruches spéciales pour verser l'eau. L'eau doit couler des doigts, puis le long des bras, et s'égoutter sur les coudes. Si de l'eau remontait le long des bras, les mains deviendraient impures et la procédure devrait être recommencée. »
Il est manifeste que l'intention initiale des instructions relatives au lavage des mains était d'assurer la propreté après avoir manipulé des objets impurs. Cependant, ce lavage est devenu un rituel plus important que l'intention même.
Cette focalisation sur le rituel, au point d'ignorer ou de tolérer le mal dans son ensemble, est à la base de la condamnation par Jésus de l'hypocrisie de ses accusateurs de l'époque.
Si nous étions tentés de nous vanter fièrement d'être bien meilleurs que les Juifs du temps de Jésus ou même que les Hassidim d'aujourd'hui, nous devrions nous interroger d’une part, sur la mesure dans laquelle notre activité religieuse est devenue un simple rituel et, d’autre part, sur les grandes questions que nous négligeons.
Heureuse semaine sous
l’aile bienveillante de l’Éternel !
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