IL N’EST PAS ICI 

 

Lundi 23 septembre 2024

Semaine 13 : Le Seigneur ressuscité

Thème général : L’évangile de Marc

 

Texte à méditer : "Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité." (Luc 24:5-6).

 

Tous les auteurs des Évangiles s’accordent pour affirmer que Jésus est mort le jour désigné comme étant celui de la « Préparation » (Mt 27:62; Mc 15:42; Lc 23:54; Jn 19:14, 31, 42). La majorité des exégètes comprennent cet espace temporel comme une référence à la période allant du crépuscule du jeudi à celui du vendredi. Jésus expira tard dans l’après-midi du vendredi, puis fut rapidement enterré avant le coucher du soleil.

 

Durant le sabbat, le Seigneur se reposa dans le tombeau, tout comme les disciples se reposèrent eux aussi. En effet, « elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi » (Lc 23:56). Les femmes mentionnées dans le passage de Marc 16:1-2 attendirent la fin du sabbat pour accomplir leurs rites funéraires, car elles considéraient le sabbat comme un jour saint, consacré à Dieu. Dans leur compréhension, même après la mort de Jésus, ce commandement divin n'avait pas été remis en question.

 

Ces femmes avaient l'intention de "oindre" le corps de Jésus. Ce geste, empreint de respect et de dévotion, était une pratique funéraire courante dans la tradition juive. Elles voulaient ainsi marquer une dernière fois leur affection et leur fidélité envers lui.

 

En ce qui concerne leur compréhension de la résurrection de Jésus d’entre les morts, leur démarche montre qu’elles n’avaient pas encore pleinement saisi la portée des enseignements de Jésus concernant sa résurrection. En allant oindre son corps, elles présumaient qu’il resterait dans la tombe, ignorant ainsi que la promesse de sa résurrection s'était déjà réalisée.


Leur présence attentive lors de l'ensevelissement leur permettait de savoir exactement où se trouvait le corps de Jésus. En effet, Marc 15:46-47 nous apprend qu’elles avaient suivi Joseph d’Arimathée lorsqu’il avait placé Jésus dans le tombeau, et qu’elles avaient vu la pierre être roulée devant l’entrée.

 

Marc 16:1 mentionne "Marie, mère de Jacques", qui est aussi désignée plus tôt dans Marc 15:47 comme "Marie mère de José". Cette double mention soulève une question importante : s’agit-il de la même personne ? La réponse se trouve dans Marc 6:3, où l’on apprend que la mère de Jésus était également la mère de Jacques et de José. Il semble donc que cette Marie soit bien la même personne, la mère de Jésus. Pourquoi Marc ne l’appelle-t-il pas "la mère de Jésus" ? Certains commentateurs bibliques suggèrent que Marc souhaitait que nous nous concentrions sur son identité personnelle, au-delà de son rôle maternel. Cependant, il est plus probable que Marc craignait qu’en soulignant trop sa relation avec Jésus, cela n’affaiblisse, aux yeux de certains lecteurs, la divinité de Jésus. Marc cherchait peut-être à éviter toute ambiguïté quant à la nature divine de Jésus.

 

Alors que les femmes savaient qu’une lourde pierre fermait l'entrée du tombeau, elles n’ont pas prévu de venir avec des hommes pour les aider (Marc 16:3). - Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont possibles. Peut-être que les disciples, par crainte des autorités ou par désespoir, n’ont pas voulu les accompagner. Il est aussi possible que les femmes n’aient tout simplement pas anticipé cette difficulté, prises dans leur chagrin et leur devoir envers Jésus. Il est important de noter que, selon Matthieu 27:64-66, elles ignoraient également que des gardes avaient été postés devant le tombeau, ce qui aurait rendu leur mission encore plus improbable.

 

En découvrant la pierre roulée et le tombeau vide, les femmes sont saisies d’effroi. Leur première pensée fut probablement que le corps de Jésus avait été volé ou déplacé. De plus, lorsqu’elles rencontrent le jeune homme vêtu de blanc (un ange), leur effroi s’accentue, car la rencontre avec des êtres célestes provoque souvent la crainte, comme cela est fréquemment rapporté dans la Bible. Leur peur est donc à la fois liée à la disparition du corps et à la présence mystérieuse de l’ange.

 

L'ange répond directement à leurs craintes : "Il n’est pas ici, il est ressuscité." L'effroi des femmes vient donc de la disparition de Jésus, mais l'ange les rassure en leur annonçant que Jésus est vivant (Marc 16:6). Cette déclaration marque un tournant décisif dans le récit de la résurrection, réorientant leur peur vers une joie inattendue.

 

L'ange est envoyé pour transmettre un message de réconfort et de vérité. Jésus, dans son immense amour, prend soin de ces femmes en envoyant un messager pour apaiser leur inquiétude. Ce geste de réconfort illustre combien Jésus se soucie de ses disciples, même après avoir triomphé de la mort. Jésus se soucie absolument de notre confort. Tout comme il a pris soin d’envoyer un ange pour rassurer les femmes qui l’avaient suivi fidèlement, Jésus montre dans ce passage qu’il se préoccupe du bien-être émotionnel et spirituel de ses disciples. Il ne laisse jamais ceux qui le suivent sans soutien ou réconfort, même dans les moments de doute ou de confusion. Cette attention aimante est un rappel que Jésus, tout en étant le Sauveur ressuscité, reste profondément sensible aux besoins de ceux qui l’aiment.

 

Le mémorial de la résurrection est plutôt le baptême :

« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6:4). Dans Colossiens 2:12, l'apôtre Paul écrit : « En effet, quand vous avez été baptisés, vous avez été mis au tombeau avec le Christ, et vous êtes aussi ressuscités avec lui parce que vous avez cru en la puissance de Dieu qui l'a ressuscité d'entre les morts » (NFC).

 

Paul explique que, par le baptême, les croyants participent spirituellement à ces événements :

1.     Ensevelis avec Jésus dans le baptême : Le croyant, en étant plongé dans l'eau, symbolise la mort et l’ensevelissement de sa vieille nature, liée au péché.

2.     Ressuscités en lui : De même, en sortant de l'eau, cela représente la résurrection avec Christ, une nouvelle vie régénérée, par la foi en la puissance de Dieu. C’est un signe de la transformation spirituelle qui s’opère par la résurrection du Christ.

 

Le baptême devient donc un acte symbolique puissant dans le christianisme, rappelant la mort de Jésus pour les péchés de l'humanité et sa victoire sur la mort par sa résurrection. C’est un engagement du croyant à vivre une vie nouvelle en union avec Christ.

 

Nous devons nous réjouir de la résurrection de Jésus. Par Sa mort et Sa résurrection, Jésus a triomphé de la mort, et dans Sa résurrection, nous avons la certitude de la nôtre. Toutefois, dès le deuxième siècle, les chrétiens commencèrent à considérer l’importance du fait que Jésus soit ressuscité un dimanche. Aucun passage dans la Bible ne fait allusion au caractère sacré du dimanche comme étant le mémorial de la résurrection mais l'idée même du culte dominical est basée sur le jour de la résurrection. Le dimanche de Pâques est souvent considéré comme un jour spécial. En outre, il existe à Jérusalem quelques sites concurrents qui, selon le groupe chrétien auquel vous appartenez, sont considérés comme abritant le tombeau de Jésus.


Le christianisme n'est pas une question de vénération d'événements. Le christianisme est une chose vivante. Esaïe l'a compris et a consigné ce message de Dieu : « Cessez de m'apporter des offrandes, c'est inutile ; cessez de m'offrir la fumée des sacrifices, j'en ai horreur ; cessez de célébrer les nouvelles lunes, les sabbats ou les fêtes solennelles : je n'admets pas un culte mêlé au crime, je déteste vos fêtes de nouvelle lune, vos cérémonies sont un fardeau pour moi, je suis fatigué de les supporter » (Ésaïe 1:13-14).  Il poursuit en disant à quoi devrait ressembler notre religion : « Apprenez à faire le bien, préoccupez-vous du droit des gens, tirez d'affaire l'opprimé, rendez justice à l'orphelin, défendez la cause de la veuve » (Ésaïe 1:17).

La véritable célébration de la résurrection de Jésus consiste à l'honorer en prenant soin les uns des autres. Nous élevons le Sauveur ressuscité lorsque nous nous élevons les uns les autres.

 

Heureuse semaine sous l’aile bienveillante de l’Éternel !

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