LA CONFIANCE 

 

Lundi 02 septembre 2024

Semaine 10 : Les derniers jours

Thème général : L’évangile de Marc

 

Texte à méditer : «« Je vous le déclare, c'est la vérité : cette veuve pauvre a mis dans le trésor plus que tous les autres » (Marc 12:41- NFC).

 

Le temple de Jérusalem, dont la majesté dominait la cité grâce à son emplacement sur le mont du temple, constituait une merveille architecturale avec ses pierres massives, certaines atteignant plusieurs centaines de tonnes. Entamé vers l’an 20 avant J.-C. sous Hérode le Grand, son remodelage ainsi que son expansion se poursuivirent avec des embellissements additionnels jusque dans les années 60 après J.-C.

 

Marc 12:41-44 décrit comment, depuis un lieu d'observation privilégié, Jésus porte une attention particulière aux dons versés dans les troncs du temple, situés dans la Cour des femmes. Une veuve, parmi les donateurs, dépose deux petites pièces de monnaie, montant notablement insignifiant mais représentant l'intégralité de ses moyens de subsistance. Cette contribution, modeste en apparence, soulève des interrogations sur la nature véritable et l'intention derrière les dons faits à l'église. En dépit de sa valeur monétaire minime, comparée aux généreuses donations des riches, l'acte de la veuve incarne un sacrifice total. Ce geste met en évidence un enseignement crucial sur la valeur intrinsèque du don, qui transcende son effet immédiat sur les finances de l'institution.

 

Par ailleurs, Dans Lévitique 19:9-10, il est prescrit aux agriculteurs de ne pas récolter entièrement leurs champs et de laisser les rebords ainsi que les fruits tombés pour les nécessiteux, permettant ainsi une forme de soutien aux plus démunis. L'obligation morale de l'agriculteur est de contribuer à la subsistance des pauvres par ce moyen, tout en conservant la majeure partie de la production agricole pour lui-même, les bords des champs étant généralement moins fertiles et donc moins productifs. Ces directives posent les fondements d'un partage équilibré entre la nécessité de subsister et le devoir d'assistance envers les autres.

 

 En outre, Lévitique 27:30-32, stipule que tout agriculteur doit consacrer à Dieu une dîme, soit 10% de la récolte obtenue. Cette exigence place l'agriculteur dans une position où il conserve 90% de sa production, bien que les implications théologiques et légales puissent être plus complexes selon l'interprétation des spécialistes de la loi lévitique.

 

 En ce qui concerne l'analyse de Marc 12:43-44 à travers le prisme des enseignements du Lévitique, il est observé que les offrandes des personnes aisées, bien qu'elles proviennent de leur superflu, s'inscrivent en conformité avec les attentes divines telles que définies précédemment. Ces contributions, représentant une portion de l'excédent, respectent la directive de contribuer selon ses moyens.

 

Nous avons précédemment examiné la directive de Jésus envers un jeune homme riche, selon laquelle il devait vendre tous ses biens et redistribuer l'argent aux pauvres, comme rapporté dans Marc 10:21. Cette instruction soulève des questions quant à l'éventuel établissement d'une nouvelle norme concernant les offrandes. Interroge-t-elle sur une modification par Jésus, des lois lévitiques relatives à l'argent, à l'instar des ajustements apportés aux règles lévitiques sur le mariage ? En d’autres termes, Jésus est-il en train de changer les règles lévitiques sur l’argent comme il a changé les règles lévitiques sur le mariage ?

 

Dans Actes 5:1-4, il est exposé que le péché commis par Ananias et Saphira ne réside pas dans la rétention d’une partie de leurs biens ou de leur argent après la vente d'une propriété, mais plutôt dans le mensonge manifesté à l'égard de l'Esprit Saint et de la communauté des croyants. Pierre clarifie que le couple était en droit de conserver leurs biens ou leur argent, et qu'aucune obligation ne les contraignait à donner la totalité de la somme. Le cœur du péché identifié par Pierre est donc la dissimulation et la tromperie quant à la nature réelle de leur contribution.

 

Concernant les enseignements de Jésus, notamment en ce qui concerne le jeune homme riche et la veuve mentionnés dans l'Évangile selon Marc, il semble que l'objectif de Jésus ne soit pas de modifier la loi sur les offrandes, mais plutôt d'accentuer la dimension de la confiance en Dieu. Cette confiance constitue l'élément central des enseignements de Jésus, comme le souligne la suite du texte de Marc. Il est suggéré que, pour le jeune homme riche comme pour la veuve, l'enjeu essentiel est de se détacher des richesses matérielles pour se remettre entièrement à la providence divine, marquant ainsi une profonde foi et un abandon total à la volonté de Dieu. « … car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu a le pouvoir de vous combler de toutes sortes de bienfaits. Ayant toujours tout le nécessaire, vous serez même dans l'abondance pour contribuer à toutes sortes d'œuvres bonnes. Comme l'Écriture le déclare : "Il donne largement aux pauvres, sa bonté dure pour toujours ! " » (2 Corinthiens 9:7-10).

 

Les dirigeants religieux portent une responsabilité sacrée pour la gestion des ressources selon les desseins de Dieu. Toutefois, même en cas de manquement à cette obligation, les fidèles qui contribuent à la cause de l’avancement de l’œuvre de Dieu sur la terre conservent la bénédiction de leur offrande, à l'instar de la veuve mentionnée dans les écritures. Lorsqu'on conditionne la dîme ou les offrandes aux agissements des dirigeants, on relie indûment le don à leur conduite plutôt qu'à un acte de gratitude envers Dieu. Bien que cette réserve puisse sembler justifiée, elle représente en réalité une erreur de discernement. Le véritable enjeu demeure de donner en reconnaissance de la bienveillance de l’Eternel, indépendamment des actions des dirigeants.

 

Enfin, deux centimes représentent une somme modique. Néanmoins, dans le récit évangélique, cet humble don est salué par Jésus. Ce récit met en lumière deux principes essentiels concernant le don :

 

1.     L'importance réside non dans l'ampleur de l'offrande, mais dans la générosité du cœur qui la motive.

2.     Le don se distingue par sa discrétion et non par la recherche de reconnaissance publique.

 

Le passage de Matthieu 6:3-5 illustre cette approche en exhortant à une bienveillance silencieuse : lorsqu'un acte de générosité est accompli, il ne doit pas être utilisé comme un moyen d'attirer l'attention sur soi. Ce texte critique ceux qui, tels des acteurs, utilisent des occasions de charité pour se mettre en scène, recevant l'acclamation publique mais perdant la véritable essence de leur récompense spirituelle. Il est recommandé d'agir avec humilité et en toute discrétion, à l'image du créateur qui, dans l'ombre, orchestre avec amour le soutien à ses créatures. Beaucoup de chrétiens donnent généreusement de leur argent et de leur temps pour aider les autres. Nous ne verrons pas ces personnes chercher à se faire photographier ou à être honorées lors d'une soirée de bienfaisance organisée par les autorités. Leur récompense est simplement de savoir qu'ils ont servi Dieu.


Dieu a besoin de nos mains et de nos pieds pour répondre aux prières des nécessiteux, qu'ils soient en détresse matérielle ou spirituelle. Cela inclut notre participation active à la diffusion du message de l'évangile. Nos offrandes jouent un rôle essentiel en soutenant les ministères et les œuvres de l'Église. En combinant ces efforts, nous devenons les instruments par lesquels Dieu œuvre pour apporter réconfort, guérison et lumière, tout en contribuant à l'édification du royaume de Dieu en nous et autour de nous.

 

Que cette journée soit empreinte de la grâce et de la bienveillante protection de l'Éternel !

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