LA DÉVASTATION MONSTRUEUSE
À JÉRUSALEM
Mercredi 04 septembre 2024
Semaine 10 : Les derniers jours
Thème
général : L’évangile de Marc
Texte à méditer : « Lorsque
vous verrez celle qu'on appelle “l'horreur abominable” installée là où elle ne
doit pas être – que celui qui lit comprenne bien cela ! – alors, ceux qui
seront en Judée, qu'ils s'enfuient vers les montagnes … "» (Marc 13:14 - NFC).
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, vous
saurez, à ce moment-là, qu'elle sera bientôt détruite. Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient vers
les montagnes ; ceux qui seront à l'intérieur de Jérusalem, qu'ils s'éloignent,
et ceux qui seront dans les campagnes, qu'ils n'entrent pas dans la ville »
(Luc 21 :20-21 -
NFC).
« Lorsque vous verrez “l'horreur abominable”,
dont le prophète Daniel a parlé, installée dans le lieu saint – que celui qui lit comprenne bien cela ! – alors,
ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient vers les montagnes … » (Matthieu 24.15-16 – NFC).
Dans les Évangiles selon Marc, Luc et Matthieu, les
passages respectifs de Marc 13:14-17, Luc 21:20-24 et Matthieu 24:15-19
relatent une prédiction faite par Jésus concernant la destruction du temple.
Ces passages, bien qu'ils évoquent le même événement prophétique, présentent des nuances distinctives dans leur
narration.
Marc, dans
son récit, se concentre sur les instructions précises que Jésus donne à ses
disciples, leur indiquant de fuir en Judée dès qu'ils verront « l’abomination
de la désolation établie là où elle ne doit pas être ». Il souligne l'urgence
de la situation et les périls spécifiques que rencontrent les femmes enceintes
et les nourrices dans ces circonstances critiques. Matthieu, quant à lui,
enrichit son récit en faisant explicitement référence à une prophétie de Daniel, établissant ainsi un lien direct
avec les écritures hébraïques. Il précise que la profanation abominable
annoncée par Daniel est celle qui doit être reconnue par ses lecteurs comme le
signal de la destruction imminente du temple.
L'indice
que Jésus donne pour comprendre ce à quoi fait référence « l’abomination de la désolation » se trouve dans la parenthèse « que le lecteur comprenne », ce qui
suggère une nécessité de discernement et de compréhension profonde de la part
de ceux qui liront ou entendront ce passage. Cette expression, « l’abomination
de la désolation », est une référence à une prophétie de Daniel (Dan. 9:27,
11:31, 12:11, avec un parallèle
dans Dan. 8:13), où elle décrit une profanation extrême, souvent
interprétée comme l'installation d'une idole ou d'une représentation impie dans
le Temple de Jérusalem.
Daniel 9:26-27 décrit des prédictions
concernant des figures significatives et des événements liés à la destruction
de Jérusalem et à l'avenir messianique. Il y est écrit que le temple sera détruit par une «
horreur abominable ». Daniel mentionne également l’Oint, l’homme choisi par Dieu, qui est «
tué », renforçant ainsi
l'interprétation que Jésus, dans ses discours, prévoyait non seulement la
destruction physique du temple mais aussi la destruction de Jérusalem consécutive
à des événements tragiques survenus après sa mort, spécifiquement la
destruction romaine de la ville et du temple en 70 après J.-C.
Il est à
noter que certains commentateurs, tels que John MacArthur, suggèrent que les
versets de Matthieu incluraient une double référence : à la fois à la
destruction future du temple en 70 après J.-C. et à l'invasion d'Antiochus
Épiphane en 168 avant J.-C. Cependant, cette interprétation semble discutable,
étant donné que Jésus
répondait aux interrogations de ses disciples concernant sa déclaration sur la
destruction prochaine du temple, ce qui oriente le contexte vers des
événements postérieurs à son ministère terrestre, plutôt que vers ceux du
passé.
Le « chef qui viendra » (Dan. 9:26) est souvent interprété comme se
référant à un leader opposé à l'« Oint », un envahisseur qui détruira
Jérusalem. La chute de Jérusalem et la destruction du second
Temple constituent un tournant décisif dans l'histoire de la nation juive. Nous
évoquons principalement le rôle des Romains, qui ont écrasé la révolte, pris le
contrôle de la campagne environnante, assiégé Jérusalem et finalement détruit
la ville, y compris le Temple. Nous omettons parfois le fait que la nation
juive était simultanément en proie à des troubles internes entre les modérés et
les zélotes. Certains analystes ont d’ailleurs affirmé que cette guerre interne
avait largement contribué au succès des Romains.
L'événement
se déroula en deux phases. Un préfet, Gessius Florus, fut nommé en Palestine et
provoqua le mécontentement des Juifs en exigeant une part des fonds du Temple.
Ceci conduisit à une révolte des Juifs, qui fut finalement réprimée lorsque
Vespasien débarqua en Palestine et prit essentiellement le contrôle de la
majeure partie de la campagne. En 69 après J.-C., Vespasien retourna à Rome et
laissa la tâche de contrôler Jérusalem à son fils Titus. Titus assiégea la
ville et détruisit finalement à la fois la ville et le Temple. À son
retour à Rome, sa victoire fut commémorée par l'Arc de Titus, qui subsiste
encore aujourd'hui.
Les
chrétiens n'ont pas beaucoup figuré dans cet épisode. Au moment de la chute de
Jérusalem, le christianisme était établi dans plusieurs centres autour de la
Méditerranée. De plus, ceux qui étaient à Jérusalem profitèrent du
changement entre Vespasien et Titus pour fuir la ville.
L'histoire
de Ken Elliott rapportée hier par un commentateur, illustre la foi et la résilience face à des épreuves extrêmes. Enlevé
à l’âge de 82 ans par des militants liés à Al-Qaïda, il a survécu sept ans en
captivité dans des conditions éprouvantes au Sahara, marquées par des morsures
de scorpion et un manque de soins médicaux de base (https://www.abc.net.au/news/2024-08-29/ken-elliot-burkina-faso-al-qaeda/104274992).
Cette épreuve a été ponctuée par une foi indéfectible en Dieu, qu'il
considère comme la raison de sa libération finalement obtenue sans rançon. Son
histoire, récemment partagée avec les médias, offre un témoignage de courage et
d'endurance spirituelle.
Jésus n'a
pas promis un chemin facile pour les chrétiens, mais il nous a préparés en
étant avec nous dans les moments difficiles. L'histoire de Ken Elliot, nous
rappelle que Jésus est toujours avec nous dans les moments difficiles, même
aujourd'hui.
Que cette journée soit empreinte de la grâce
et de la bienveillante protection de l'Éternel !
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