LE RETOUR TRIOMPHAL
DU FILS DE L’HOMME
Vendredi 06 septembre 2024
Semaine 10 : Les derniers jours
Thème
général : L’évangile de Marc
Texte à méditer : "Alors on verra le Fils de l'homme venant sur les
nuées avec une grande puissance et avec gloire" (Marc
13:26).
Marc 13:24-27 évoque un évènement d’une grande portée, qui marquera la
fin des temps, précédé de signes visibles dans les éléments célestes, tels que
le soleil, la lune et les étoiles. Jésus y décrit
sa seconde venue, glorieuse cette fois-ci, qui interviendra après une période
de tribulation, comme en témoigne son affirmation claire dans ce passage.
Il est alors raisonnable, à la lumière de cette déclaration (de Jésus selon laquelle il viendra « après une
pareille détresse » -Marc 13.24), et de celle de Daniel qui annonce que le peuple de
Dieu sera délivré lors de cet évènement, de conclure que cette grande période de
tribulation est encore à
venir, et qu’elle est intimement liée à ce retour glorieux.
Cette
prophétie s'inscrit harmonieusement dans le fil conducteur d'autres passages
bibliques qui annoncent ce moment comme un évènement majeur et décisif dans l'accomplissement du plan
divin. L'apôtre Paul en livre une description précise dans 1
Thessaloniciens 4:13-18, où il évoque ceux qui se sont endormis en Christ et
qui seront ressuscités, puis enlevés
avec les saints encore vivants pour rencontrer le Christ dans les airs. De
même, dans 1 Corinthiens 15, Paul développe en détail la réalité de la résurrection des morts, qui se réalisera au retour
de Christ. Pierre, dans 2 Pierre 3:3-13, souligne ce grand jour en affirmant
que le Seigneur ne tarde pas dans
l'accomplissement de Sa promesse, mais désire que chacun parvienne à la
repentance. Le livre de l'Apocalypse, quant à lui, offre des
représentations saisissantes du retour de Christ (Apocalypse 1:7, 6:12-17,
14:14-20 et 19:11-21). L'enseignement du Nouveau Testament demeure constant : le retour de
Christ sera personnel, littéral, visible et audible, et tous seront
témoins de Son apparition.
En poursuivant la lecture de Marc 13:28-31, il est
évident que Jésus garantit la fiabilité
de ses paroles concernant l’avenir. Il va même jusqu’à affirmer que ses
prédictions sont plus solides que l’existence même du ciel et de la terre. Il
met ainsi sa réputation en jeu. Si ses paroles ne s’accomplissent pas, il
perdrait toute crédibilité, ce qui soulève la question cruciale de la fiabilité
de ses enseignements.
« Je vous le dis en vérité, cette génération ne
passera point, que tout cela n'arrive. »
Dans Marc
13:30, une interrogation se pose quant à l’explication du fait que Jésus n’est
pas revenu du vivant de ses disciples. Cependant, il est clairement établi que
Jésus se réfère à deux évènements distincts : la destruction du temple, qui a
effectivement eu lieu au cours de la génération des disciples, et sa seconde
venue, encore à venir.
Dans
son discours, Jésus distingue clairement ces deux évènements à travers l’usage
de démonstratifs spécifiques. Pour désigner le premier évènement, il emploie un adjectif
démonstratif proximal, tel que « ce…-ci/cette…-ci », comme en témoigne
l’expression « cette génération-ci », qui se réfère vraisemblablement à la
génération du premier siècle, témoin de la destruction de Jérusalem, ainsi que
le décrit Marc 13:30. En revanche, lorsqu’il évoque sa seconde venue, Jésus
recourt à un démonstratif distal,
tel que « ce jour-là » ou « cette heure-là » (Bible Martin), soulignant ainsi
une distance temporelle par rapport aux évènements du premier siècle. Marc
13:32 fait donc référence à la seconde venue de Christ, encore à venir et plus
éloignée dans le temps, par opposition aux évènements déjà réalisés du vivant
de la génération des disciples.
En relisant
Marc 13:30, il convient de noter que Jésus mentionne « tout cela », ce qui inclut l’ensemble des évènements qu’il a
prophétisés. La destruction du temple s’étant réalisée durant la génération de
ses disciples, la seconde venue quant à elle, reste une promesse future.
Dans Marc 13:32-37, Jésus aborde un évènement dont ni le jour ni
l’heure ne sont connus : sa
seconde venue. Il précise même, dans Marc 13:32, qu’il ne connaît pas le moment exact de ce
retour glorieux. Dès lors, une réflexion s’impose sur les
affirmations temporelles de Jésus. Si, d’un côté, il donne une garantie ferme
concernant la destruction du temple, de l’autre, il reconnaît son ignorance
quant au moment de son retour. Cette transparence témoigne de sa fiabilité :
il partage ce qu’il sait tout en admettant ce qu’il ne sait pas.
Enfin, il est pertinent de se demander pourquoi Jésus
a entamé cette discussion par une mention de la veuve qui a donné son dernier
sou. Nous
revenons à la case départ. En réalité, cette anecdote renvoie à
une leçon profonde sur la confiance en Dieu : tout comme la veuve a placé son avenir
entre les mains de Dieu, Jésus invite chacun à faire de même.
"Voici, je viens bientôt, et ma
rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son œuvre"
(Apo. 22:12). "Celui
qui atteste ces choses dit : Oui, je
viens bientôt" (Apo.
22:20).
Les
Chrétiens montrent parfois du dédain
pour les applications spirituelles de la prophétie. Pourtant, il arrive que
l'application spirituelle soit probablement plus puissante que l'accomplissement physique. Nous sommes connus
pour notre argument selon lequel Jésus viendra bientôt : « Voici, je
viens bientôt … » Cependant, notre argument sonne
creux et vide de sens si Jésus n'est pas venu dans nos cœurs. Il
y a lieu de se demander quel est l'argument le plus convaincant.
- Un argument finement élaboré selon lequel Jésus va bientôt
venir, avec des interprétations et des calculs prophétiques, ou
- Une vie transformée parce que Jésus est entré dans
nos vies et qu'il rayonne dans nos relations quotidiennes avec les autres
?
Si nous ne
réglons pas l'application spirituelle, l'application
physique n'a pas de sens. Car, Il vient en effet "pour rendre à chacun
selon ce qu'est son œuvre."
Ainsi, la question ultime demeure : est-on prêt à
placer sa confiance en Dieu pour l’avenir ? Comprendre ce que
Dieu a dit sur l’avenir dans Daniel, l’Apocalypse, Marc et Matthieu n’est pas une
science exacte car nous pouvons mal comprendre. En revanche, faire confiance à Dieu pour notre avenir
est une science exacte. Moralité : bien que l’interprétation des textes prophétiques puisse
parfois prêter à confusion, la confiance en Dieu, elle, reste inébranlable. Il
s’agit d’une démarche certaine et absolue.
Puissions-nous,
par la puissance de l’Esprit Saint, choisir de confier notre avenir entre les
mains de Dieu ! Marc
13 se termine sur une note d’exhortation qui
n’est pas sans encouragement : « Ce que
je vous dis, je le dis à tous : veillez » (Mc 13:37).
Que ce weekend soit empreint de la grâce et
de la bienveillante protection de l'Éternel !
Commentaires
Enregistrer un commentaire